WORK IN PROGRESS

Louise Emö accompagnée du saxophoniste Jean-Jacques Duerinckx

Une création Semaine du Son & la Parole Au Centre (la PAC)

Louise Emö s’empare, de la question de la qualité d’écoute en passant par le prisme du rapport sensible au langage, toujours son personnage principal, en mettant en jeu les concepts liés à la santé du son dans des situations de fiction courante. Elle tente d’opérer ainsi un déplacement de leur caractère technique pour en extraire leur sève poétique et pratique. La forme, hybride quoique sobre, présentée pour l’occasion, laisse place à l’improvisation chantée [semifreestyle] et musicale [accompagnement jazz]

Une phrase décisive au milieu d’une vie entendue de façon fractacle, fondue et liée à son environnement sonore. Comment s’entend-on ? Quelle est l’influence, existentielle et discrète, du bruit de la rame de métro ou du ressac des vagues, sur une même annonce verbale, un même agencement de syllabes ? Comment la réponse en est-elle modifiée ? Dans quelle mesure le bruit du monde couvre-t-il le battement infime des mots criés, murmurés, arrachés ? Comment l’environnement sonore découvre-t-il notre rythme intérieur ? Comment la disharmonie personnelle s’instaure-t-elle quand l’espace collectif nous semble saturé d’un son diffus, polluant, non adressé à qui l’entend ? Comment, à l’inverse, une concordance des sons contribue à donner un supplément de sens, de couleur et de puissance, à l’espace, intime et public, que l’on traverse ?

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