Lors de cet atelier, Annette Vande Gorne vous donne une initiation théorique et pratique à la spatialisation du son par la découverte de musiques électroacoustiques/acousmatiques (écouter sans voir) composées en studio et projetées dans l’espace par un interprète spatialisateur.
- A partir de 14 ans
- Max. 10 participant.e.s
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PROGRAMME
- Les différents types de systèmes existants, leurs exemples concrets
Quelques exemples, schémas en video et explications montrent comment sont conçus les différents systèmes de spatialisation et d’acousmonium (orchestre de haut-parleurs spécialisés) et quelques systèmes différents.
- Les quatre grandes catégories spatiales
Quatre catégories d’espace émergent de cette pratique particulière d’interprétation et de connaissance du répertoire : L’espace ambiant plonge l’auditeur dans un « bain », l’espace source du son localise plutôt les sons, la géométrie de l’espace dans une structure de travail planifie les volumes. Ces trois catégories concernent surtout les pièces multiphoniques. La quatrième, l’illusion d’espace, fait l’objet d’œuvres au format, qui crée l’illusion de la profondeur de champ sur l’écran de deux haut-parleurs.
- L’interprétation spatiale
L’interprétation acousmatique tend à lier différentes figures spatiales qui renforcent l’écriture de l’œuvre, les figures mettent en valeur des éléments existants ou en créent de nouveaux. Les œuvres stéréophoniques laissent également plus de liberté de choix à l’interprète. Seize figures sont répertoriées, avec leur fonction musicale.
- Un nouveau métier
Le rôle du spatialisateur est très important grâce à sa présence active en public. Il traduit au mieux l’œuvre et ce qu’il comprend des intentions artistiques du compositeur. C’est un nouveau métier musical né sous nos yeux, qui peut avoir bien d’autres applications. C’est un métier accessible à tous, avec un peu de formation et d’expérience.
Après ses études classiques aux Conservatoires Royaux de Mons et de Bruxelles et avec Jean Absil, Annette Vande Gorne découvre l’acousmatique au détour d’un stage en France. Convaincue du caractère révolutionnaire de cet art, elle entreprend la musicologie (ULB, Bruxelles) et la composition électroacoustique avec Guy Reibel et Pierre Schaeffer (CNSM, Paris). Elle fonde et anime Musiques & Recherches et le studio Métamorphoses d’Orphée (Ohain, 1982), ainsi qu’un cycle de concerts et un festival acousmatique «L’Espace du son» (Bruxelles, 1984, annuel depuis 1994) grâce à la constitution d’un acousmonium «Influx» de 80 haut-parleurs. Elle initie la revue d’esthétique musicale «Lien», publication thématique qui fut, par exemple, la première en 1988 à s’intéresser, sous la direction de Francis Dhomont, à l’espace du son. Elle fonde aussi le concours de composition acousmatique «Métamorphoses» et le seul concours d’interprétation spatialisée «Espace du Son» et constitue peu à peu le seul centre de documentation sur les musiques électroacoustiques. Depuis 1980, elle spatialise plus de 600 concerts sur acousmonium: ses œuvres et celles d’autres compositeurs.